Cristaux de calcite et aragonite avec les ions carbonate, calcium, magnésium et silice au coeur de l'eau

Eau calcaire : de la calcite à l’aragonite, 5 principes fondamentaux

Qu’est-ce qu’une eau calcaire ? Quels sont les 5 principes fondamentaux qui impactent sa formation, en cristaux de calcite inscrustante ou d’aragonite plus fine et moins accrocheuse ? Quel est l’impact d’une eau vitalisée sur cette transformation calcite vers aragonite ?

Le calcaire ou tartre est présenté comme un polluant car, dans certaines régions, il est effectivement gênant : il peut boucher canalisations, mousseurs, certains éléments de machine à laver ou encore perturber les joints des chasses d’eau qui finissent par fuir…

Le calcaire est une composition naturelle de carbonate de calcium. Ce calcaire peut se présenter sous deux formes cristallines distinctes, dont l’une, l’aragonite, est favorable aux êtres vivants.  

Selon sa forme, le calcaire, contrairement aux molécules chimiques polluantes, ne peut donc être considéré comme un polluant néfaste pour l’organisme humain.

Issu du même composé chimique, le carbonate de calcium, la transformation de la calcite en aragonite est donc un phénomène de polymorphisme. Une même formule chimique (CaCO₃), mais une organisation atomique différente :

  • Calcite : structure cristalline trigonal/rhomboédrique, plus ouverte et plus stable à température et pression ordinaires.
  • Aragonite : structure orthorhombique, plus compacte et dense, généralement stable sous pression plus élevée ou dans certaines conditions chimiques. Mais avec le temps, l’aragonite tend souvent à redevenir de la calcite.

La transformation ne consiste pas simplement à “déformer” le cristal existant. En pratique, il s’agit souvent :

  1. D’une dissolution partielle de la calcite,
  2. Suivie d’une recristallisation en aragonite.

Autrement dit :

  • Les ions Ca²⁺ et CO₃²⁻ quittent la structure de calcite,
  • Puis se réorganisent pour former la structure plus compacte de l’aragonite.

Les deux formes sont présentes.

À température modérée (~40–60 °C), on obtient surtout :

  • De la calcite,
  • Parfois de la vaterite (forme transitoire).

À température plus élevée (~70–90 °C),l’aragonite peut devenir importante, voire dominante au début de la précipitation.

C’est bien connu dans :

  • Les chauffe-eaux,
  • Chaudières,
  • Échangeurs thermiques.

Car :

  • La cristallisation est rapide,
  • L’eau est sursaturée en carbonate de calcium[1],
  • Les gradients thermiques[2] sont forts.

Pourquoi le dépôt final ressemble souvent à de la calcite ?

Parce que l’aragonite est métastable.

Avec le temps :

  • Une partie de l’aragonite peut se transformer,
  • Recristalliser en calcite plus stable.

Donc un dépôt ancien contient souvent beaucoup de calcite même si l’aragonite a participé à la formation initiale.

Précipiter un cristal demande :

  • Un site de nucléation[3],
  • Une organisation ionique[4],
  • Une énergie minimale pour démarrer le cristal.

Donc l’eau peut rester temporairement chimiquement instable mais encore très limpide.

La dureté d’une eau correspond principalement à sa teneur en ions calcium et magnésium dissous.

Les principaux indicateurs mesurés sont :

  • Le calcium (Ca²⁺),
  • Le magnésium (Mg²⁺),
  • Parfois la minéralisation globale,
  • Et certains paramètres associés (conductivité[5], TAC[6], résidus secs…).

Le TH (Titre Hydrotimétrique) mesure classiquement la dureté, soit la concentration totale en calcium et magnésium.

En France, le TH s’exprime souvent en degrés français (°f) avec une conversion selon la formule :  1 °f=10 mg/L de CaCO3 .

Classification standard de la dureté de l’eau

DuretéTH
Eau très douce< 7 °f
Eau douce7 à 15 °f
Eau moyennement dure15 à 25 °f
Eau dure25 à 35 °f
Eau très dure> 35 °f

1. L’eau interfaciale

Les structures interfaciales contrôlent la mobilité des ions Ca²⁺ et CO₃²⁻, leur déshydratation et la nucléation cristalline (étape initiale d’agrégation spontanée d’atomes ou de molécules), donc le choix calcite ou aragonite.

2. Le mouvement de l’eau

Une eau agitée ou turbulente accélère les échanges gazeux, favorise le dégazage du CO₂, augmente localement le pH, accroît la sursaturation en carbonate. Cela favorise la précipitation du carbonate de calcium CaCO₃,souvent sous forme d’aragonite lors des phases rapides de cristallisation.

3. La température

Dans les chauffe-eau ou bouilloires, l’aragonite peut apparaître au départ, puis évoluer partiellement vers la calcite plus stable.

4. Le magnésium (Mg²⁺)

Le magnésium perturbe la croissance de la calcite, modifie les couches d’hydratation des ions, augmente certaines barrières de nucléation. Résultat : la calcite est freinée, l’aragonite devient relativement favorisée.

5. La silice

La silice dissoute ou colloïdale s’adsorbe sur les surfaces cristallines, perturbe la croissance de la calcite et modifie l’eau interfaciale. La silice peut ralentir la cristallisation, stabiliser des phases amorphes intermédiaires et parfois favoriser l’aragonite.
Mais elle peut aussi rendre les dépôts plus adhérents, plus complexes et plus difficiles à dissoudre.

eau calcaire calcite tartre aragonite tartre

La science a établi que la structure dynamique de l’eau pilote en partie l’architecture finale du minéral.

L’air a un impact sur la formation de calcite et d’aragonite selon deux phénomènes :

  • oxydation par l’oxygène, généralement secondaire pour CaCO₃ car l’action est indirecte via d’autres ions minéraux (Fer, Manganèse).
  • échanges de CO₂ avec l’air, très importants.

Pour ce dernier cas, on distingue deux procédés :

  • Le dégazage (l’eau perd du CO₂ vers l’air), cas typique avec l’eau chauffée, des turbulences, des cascades, bulles ou chauffe-eau. Le pH augmente, davantage de CO₃²⁻ apparaît et la la précipitation de CaCO₃ augmente.
    Cela favorise souvent :
    • une cristallisation rapide,
    • donc fréquemment l’aragonite au départ,
    • puis parfois une évolution vers la calcite à long terme.
  • L’eau absorbe du CO₂ depuis l’air, il y baisse du pH, augmentation des bicarbonates, dissolution plus facile du CaCO₃.
    Cela tend à :
    • ralentir la précipitation,
    • favoriser des conditions plus proches de l’équilibre chimique carbonate-bicarbonate-CO₂ qui pilote en grande partie la chimie de l’eau naturelle et du calcaire.

Les ions Ca²⁺, CO₃²⁻ et Mg²⁺ sont entourés de couches d’eau structurée[8].

Or :

  • La stabilité de ces couches,
  • Leur polarisation,
  • Leur dynamique protonique,

Contrôlent :

  • La facilité avec laquelle les ions s’assemblent,
  • La géométrie locale,
  • Donc potentiellement le polymorphe final, calcite ou aragonite.

La différence entre calcite et aragonite vient essentiellement :

  • De la manière dont Ca²⁺ et CO₃²⁻ s’ordonnent,
  • Donc des barrières énergétiques de nucléation.

Or ces barrières dépendent fortement :

  • De l’eau interfaciale[9],
  • De son ordre local,
  • De la dynamique des protons (déplacement ou transfert de ions H⁺),
  • Et des champs électriques locaux.

Et les nouveaux travaux scientifiques montrent :

  • Des séparations locales de charge,
  • Des réseaux protoniques orientés,
  • Des domaines d’eau asymétriques,

Alors cela peut effectivement influencer :

  • L’attraction/répulsion entre ions[10],
  • La déshydratation des ions,
  • La nucléation (formation) d’aragonite plutôt que de calcite.
Deux charges de polarités négatives s'attirent dans l'eau du fait de la charge des eaux alcaline et oxydée, permettant la formation d'un cristal colloidale
Structure d'un cristal orchestrée en partie par les deux structures d'eau interfaciale, alcaline et oxydée

Les deux images ci-dessus sont extraites des travaux scientifiques publiés du Dr Gerald Pollack.
Deux particules de même charge s’attirent du fait de l’organisation en EZ Water (Exclusion Zone, H₃O₂⁻, alcaline de charge négative) et PZ (Proton Zone, H₂O⁺, oxydée de charge positive avec des ions positifs tels les protons H⁺). Si l’équilibre diffère, par exemple si la EZ devient très fine vs la PZ, le rapprochement se resserre et les particules vont constituer un groupement plus important. [11]

La calcite est plus grosse que l'aragonite
A gauche la grosse molécule de calcite, à droite l’aragonite est plus fine.

Les bases actuelles de connaissances humaines, donc de l’I.A., restent partielles et sans valeur de vérité absolue. Les croyances et l’ignorance humaines s’appliquent de facto à l’I.A. qui a été un collaborateur précieux dans la réalisation de cet article. 
Aussi, selon l’I.A., il n’existe pas aujourd’hui de preuve directe que :

  • Des domaines H₂O⁺ / H₃O₂⁻ stables[12] ,
  • Ou une “double structure macroscopique” de l’eau,

Pilotent directement la transformation calcite → aragonite.

La littérature scientifique parle plutôt :

  • D’ordre local transitoire,
  • De fluctuations collectives (EZ water et PZ water varient ensemble),
  • De structuration interfaciale (EZ water se forme sur toute “surface” hydrophile du vivant, protéine, ADN, molécule, cellule, etc.),
  • De réseaux de liaisons hydrogènes dynamiques.

En revanche, il est scientifiquement établi que la cristallisation minérale ne dépend pas seulement :

  • Des ions,
  • De la température,
  • Ou de la thermodynamique globale,

Mais aussi :

  • De la physique nanométrique de l’eau,
  • Des interfaces,
  • Et de la dynamique protonique.

Autrement dit l’eau n’est plus considérée comme un simple “solvant passif” mais comme l’acteur de base de tout process biologique.

L’eau, selon sa dynamique, participe en effet activement :

  • À la sélection des polymorphes, entre autres, calcite ou aragonite,
  • Aux chemins de nucléation (phase initiale qui permet d’aboutir à la forme finale),

et aux transitions entre phases minérales.

En conclusion, s’il n’existe pas d’étude scientifique validant spécifiquement ce sujet,

  • les paramètres principaux scientifiquement établis, notamment sur l’eau interfaciale et la répulsion-attraction des charges de même signe dans une eau dite structurée ;
  • Ainsi que les nombreuses observations réalisées sur les eaux vitalisées[13] ;

Montrent une efficacité avérée de la vitalisation de l’eau pour précipiter de l’aragonite plutôt que de la calcite plus incrustante, ce, principalement sur l’eau froide.

Si plusieurs facteurs se conjuguent pour former calcite ou aragonite, les mesures simples qui s’imposent sont :

  • Filtrer et vitaliser l’eau du logement protège efficacement matériel et tuyauterie et favorise une meilleure santé.
  • Ne pas laisser l’eau chauffée stagner car avec le temps, la calcite plus stable et plus accrocheuse se reforme et se dépose. Donc essuyer robinetterie et paroi de douche après chaque utilisation quotidienne éliminera très facilement et simplement tout dépôt.
  • Comprendre que l’impact de l’air sur les mousseurs et globalement à l’extérieur de la tuyauterie n’est pas le même qu’à l’intérieur de cette tuyauterie. Si la tuyauterie est mieux protégée, les traces blanches réapparaissent inévitablement à l’air libre et avec le temps si l’eau sèche. Les mousseurs de robinetterie devront être détartés plus ou moins régulièrement selon le TH de votre eau.

 

 


[1] Une eau « sursaturée » dans un ballon d’eau chaude signifie que l’eau contient plus de carbonate de calcium dissous qu’elle ne peut normalement en maintenir stable dans ces conditions. La matière dissoute n’a pas encore précipité. C’est un état instable.

[2] Le gradient est un vecteur indiquant la direction où l’évolution de la température est la plus forte. Il caractérise le transfert de chaleur par conduction, la chaleur se déplaçant naturellement des zones chaudes vers les zones froides. Il se mesure généralement en kelvins par mètre (K/m) ou en degrés par kilomètre (°C/km) pour les applications géologiques.

[3] Ou germe est une impureté, une irrégularité ou une interface qui amorce un changement de phase, tel que la cristallisation ou l’ébullition.

[4] Ici, structure et agencement tridimensionnel régulier des cristaux ioniques (solides formés d’une alternance de cations et d’anions) ou organisation locale dans les liquides ioniques

[5] Mesure la capacité à laisser passer le courant électrique. Lié directement à la concentration en sels minéraux et en ions dissous. Plus l’eau est minéralisée plus elle est conductrice. Unité de mesure en microsiemens par centimètre (μS/cm).

[6] Titre Alcalimétrique Complet mesure l’alcalinité de l’eau (la concentration en ions carbonates et bicarbonates). Exprimé en degrés français (°f) ou en ppm (mg/L). Indique la capacité à absorber les variations de pH. Entre 8°f et 15°f (80 à 150 mg/L), le ph est stable. En dehors de cette plage, instable.

[7] Cf l’article : Dynamisation, énergisation et vitalisation de l’eau

[8] Cf l’étude Effet du rayonnement infrarouge sur l’eau interfaciale aux surfaces hydrophiles
Voir les conférences du Dr Gerald Pollack, dont https://www.youtube.com/watch?v=i-T7tCMUDXU et sur https://www.pollacklab.org/

[9] Ibid

[10] Dans l’eau, l’attraction/répulsion des charges de même signe peut être modifiée. Cf l’étude Une force à longue portée dépendant de la charge induit un assemblage sur mesure de la matière en solution

[11] Cf point ci-dessus [8]

[12] La structure EZ water H302 possède 24 électrons et en ce sens, sa structure nid d’abeille est “stable” mais se recompose de façon permanente selon le référentiel d’observation, chimie, physique quantique, électromagnétisme.
La physique quantique montre que toute matière est une conséquence d’une pulsation vibration (10-43 sec) issue du vide quantique et se recompose en permanence.
Par le biais des photons infrarouges, cette structure EZ water peut varier en volume.
Par ailleurs en physique quantique, la notion de frontière n’existe pas. Tout est lié. Donc les deux types d’eau ne sont pas considérés à ce jour comme deux formes stables coexistantes en tant que liquides séparés. Ce sont plutôt des configurations locales, fugitives et liées à la dynamique des protons dans le réseau des liaisons hydrogène.
Mais cela a des implications pour la cristallisation du carbonate de calcium.
Ce point est essentiel pour comprendre la portée relative des affirmations dites scientifiques qui doivent être considérées dans un référentiel précis : celui de la chimie, conséquence restreinte, n’est pas le même que celui de la physique quantique.

[13] Entre autres, par mes propres expériences sur des bouteilles d’eau que j’utilise quotidiennement depuis plus de 2 ans, et qui, malgré un TH de 40.8°f, ne montrent que quelques traces légères de tartre. Sur un plan de travail noir brillant, la comparaison avant/après la vitalisation de l’eau est indiscutable.

 

Amilo